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ACTUALITE
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Je suis frappé par la violence que je sens presque auto-destructrice qui préside à vos travaux. J'y découvre aussi une sorte de symbolisme, et même un caractère allégorique, qui s'applique à notre société de consommation et à la civilisation du déchet. Malgré leur caractère de révolte, vos travaux appartiennent par leur symbolisme à un certain courant de la création contemporaine. Michel Thévoz Lettre à Michèle Brondello Oct.1977 (Dir. Musée de l'art Brut, Lausanne) Il est des objets sur lesquels l'imagination se plaît à divaguer, l'esprit à projeter figures et images… Quiconque a su voir arbres et herbes, pierres ou nuages se souvient. Les objets d'art ne font pas exception, ils sont, parfois, tels qu'ils donnent envie de dire… On prétendra aimer ou pas, on se dira séduit ou non, mais le moindre spectateur aura toujours face à eux l'impression de s'approprier quelque chose de lui-même. Cela ne détermine sans doute pas la qualité d'une œuvre, mais cela est garant d'échange verbal… L'œuvre de Michèle Brondello est de celles-là : spontanément, en apparence, elle suscite des réactions.
Raphaël
Monticelli
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Un volcan en attente. Les barrages, les garde-fous, les hésitations. Et le bouillonnement du magma, de ce territoire indéfinissable fait d'une sensualité confuse et diffuse, de désir mêlé de regret, d'attente d'harmonie, de gestes incantatoires, d'absurde en train de devenir expression. Il y a, bien sûr, une sorte de nostalgie de l'absolu, des grands espaces chargés d'or, de statues, d'ombres et de lumière qui est celui des nefs de pierre ancrées dans le temps. Une iconologie dans la trame de l'économie des moyens, souvent pauvres. Une mise en scène de l'onirique, dont la référence majeure serait Fellini. Egidio Alvaro, Invitation, Galerie Diagonale. Paris, Mai 1982 (…)Avec du plâtre moulé, trituré à la main, matériau trivial s'il en est, elle érige et accumule une étonnante forêt à la blancheur crayeuse, ornée de sommaires motifs végétaux, habillée d'un enchevêtrement de corps et de visages. Grappes de vierges nues ou drapées à la Chagall, totems d'une île de Pâques à la dérive dans quelque océan intérieur, ces sculptures aux allures rustiques, minuscules ou imposantes, pétries dans la matière du souvenir, paraissent peupler les vestiges d'un arrière-pays rêvé où il serait encore possible de faire acte de dévotion à des divinités élémentaires, d'offrir une frêle figure aux lointain fantômes familiers qui, fracturant l'écorce des âges, ne cessent de hanter le corps de la mémoire. Jean-Pierre Chambon Périphériques n°10 (Mai-Juin-Juillet 1994) Les plâtres, tournés à la main, montés comme des stalagmites, chandelles parfois zoomorphes ou humanoïdes, aux formes en coulures et râpes à la fois auxquelles la lumière suspend des parcelles d'ombre, ambigus dans leurs parures de perles, de feuilles, de plumes, de pétales, de dentelles, de tissus, de fils, de tulles et de fibres végétales, morceaux de verres taillés, paillettes et ors… Et les brins, les pétales, les perles ponctuent la surface de couleurs comme les touches d'un pinceau, tandis que les dentelles, brindilles et autres filtres donnent ces dégradés, ces flous qui unifient finalement le rapport fragmenté au tout. Emotion, dans ce qu'il y a de fragile, faussement, en ces statuettes et dans l'équilibre de la surface ponctuée toujours sur le bord de la rupture.Marcel
Alocco, |